Google déploie des URLs de redirection goto dans ses résultats de recherche

Google déploie des URLs de redirection goto dans ses résultats de recherche

Google a confirmé le 26 août le déploiement de liens de passage en google.com/goto dans ses pages de résultats : au lieu de pointer directement vers les sites, chaque résultat porte une URL Google avec un paramètre chiffré, résolue par une redirection 302 au clic. Google parle de « mesures techniques contre des formes d'abus en évolution ». Derek Perkins (Nozzle) mesure une couverture proche de 100 % sur plusieurs fournisseurs d'adresses IP résidentielles, après un test progressif depuis fin juin.

TL;DRL'essentiel pour les pressés
  • Pour l'internaute, rien ne change : le clic aboutit sur la page attendue sans étape visible ; pour un outil qui lit les résultats, l'URL de destination n'est plus dans le HTML, il faut suivre chaque redirection, une par lien, sans possibilité de décoder localement ni de requête HEAD
  • Nozzle chiffre le coût à 500 à 1 000 requêtes pour résoudre un classement sur cinq pages, contre une seule avant ; DataForSEO dit résoudre déjà 99,99 % des URL, Sistrix résout et prévient de cycles de mise à jour plus lents
  • Le calendrier suit l'échec judiciaire de Google contre SerpApi (claims DMCA rejetés le 20 juillet) ; le lien est une lecture de la presse, pas une déclaration de Google ; aucun effet sur le crawl, l'indexation, le classement ou Search Console
500 à 1 000requêtes nécessaires pour résoudre les URL d'un classement sur cinq pages de résultats, contre une seule avant le déploiement (Nozzle)

Une mesure produit là où le tribunal n'a pas suivi

La séquence est documentée au jour près. Première observation publique le 23 juin ; Brodie Clark confirme le 2 juillet le motif sur les résultats organiques et payants avec une redirection 302 ; le 3, Perkins explique que Nozzle voit ce comportement depuis des mois, surtout dans les sessions sans JavaScript, celles des outils de collecte, et jette les pages concernées pour en recharger d'autres ; le 8, Schwartz publie mais ne peut pas reproduire. Le 20 juillet, un juge fédéral rejette l'intégralité des claims DMCA de Google contre SerpApi, en considérant que contourner des protections anti-scraping pour atteindre des résultats non protégés par le droit d'auteur n'est pas un contournement au sens de la loi. Le 26 août, Google confirme le déploiement. Google n'a pas relié les deux ; la chronologie le fait toute seule.

Le mécanisme rend la lecture des résultats plus coûteuse, pas impossible. Le paramètre est chiffré côté serveur, donc pas de décodage local ; les requêtes HEAD sont refusées, donc il faut un GET par lien ; et les opérateurs rapportent sur Reddit des taux de blocage d'environ 60 % sur les pages de résultats comme sur les URL goto. Chaque résolution est une requête de plus qui ressemble à un robot. Sur les cinq premières pages d'un mot-clé, l'écart est d'un à trois ordres de grandeur.

Les fournisseurs se sont adaptés à des vitesses différentes. DataForSEO a annoncé le 27 août résoudre déjà 99,99 % des URL ; Sistrix (Johannes Beus) résout et monte en charge, avec des cycles de mise à jour temporairement plus lents mais une complétude annoncée comme intacte ; Nozzle donne le coût brut. Les cibles réelles, ce sont les services de SERP en API, les moteurs de réponse IA qui s'alimentent en résultats Google et les plateformes de veille concurrentielle à grande échelle, dont le coût unitaire vient d'être multiplié.

Mon avis : Google a perdu au tribunal et a réglé la question dans le produit. C'est le même mouvement que le programme de licence des données de recherche en Europe vu de l'autre côté : la donnée de SERP a une valeur, Google entend en contrôler l'accès, gratuitement pour personne. Pour ceux qui suivent des positions, le prix des outils va monter ou leur fraîcheur baisser, et probablement les deux.

Ce que ça change pour vous

Rien à faire sur votre site : pas de règle de redirection, pas de canonique, pas de balise. Le changement est dans l'interface de Google. Ce qui peut bouger, ce sont vos données de suivi de positions : trous, positions qui sautent sans mouvement correspondant dans Search Console, fréquence de mise à jour qui s'allonge le temps que votre fournisseur adapte sa collecte.

Si vous avez vos propres scripts de collecte de SERP, le calcul change : chaque résultat coûte une requête de plus, avec un risque de blocage accru. C'est le moment d'évaluer si une API tierce qui a déjà absorbé le coût revient moins cher que de maintenir le vôtre.

Ce que vous devez faireConcrètement, pour votre visibilité
  • Demande à ton fournisseur de suivi de positions s'il résout les liens goto, depuis quand, et si les données historiques sont marquées quand la méthode a changé : une rupture de méthode non documentée ressemble à une chute de positions
  • Avant d'attribuer un mouvement de position à un changement de classement, vérifie qu'il a une contrepartie dans Search Console (impressions, position moyenne sur la requête) : sans contrepartie, c'est un artefact de collecte
  • Si tu maintiens un collecteur maison, teste sur dix mots-clés le taux de blocage et le nombre de requêtes par page de résultats depuis le 26 août, et compare au coût d'une API qui a déjà fait le travail

Sources

Source : Seroundtable.com

Cet article a été rédigé avec l’assistance d’un modèle de langage (LLM).

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