CrUX mesure désormais la pub : densité, nombre et poids des annonces arrivent dans les données Chrome

CrUX mesure désormais la pub : densité, nombre et poids des annonces arrivent dans les données Chrome

Google a ajouté le 15 septembre quatre métriques publicitaires expérimentales au Chrome User Experience Report (CrUX), la base de données d'expérience utilisateur réelle qui alimente déjà les Core Web Vitals. L'annonce, signée Alex Cone sur le blog Chrome Developers et relayée par Barry Pollard, couvre le nombre de publicités affichées, leur densité à l'écran et leur poids réseau et CPU. Les données sont interrogeables dès maintenant dans l'API CrUX, l'API CrUX History et l'outil de visualisation CrUX Vis.

TL;DRL'essentiel pour les pressés
  • Quatre nouvelles mesures arrivent dans CrUX : ad count (nombre moyen de publicités visibles dans le viewport), ad density (pourcentage du viewport occupé), ad weight réseau (octets consommés) et ad weight CPU (millisecondes de calcul).
  • Ce sont des données de terrain collectées sur les vrais utilisateurs de Chrome, avec les mêmes critères d'éligibilité et les mêmes dimensions que les Web Vitals, mais hors Core Web Vitals et sans seuil recommandé pour l'instant.
  • Seules les publicités tierces sont comptées, le statut est expérimental et Google prévoit que la couverture des sites s'étoffe dans le mois qui vient.

Google mesure la pub comme il mesure la vitesse : depuis le terrain, pas depuis un audit

La logique est exactement celle des Core Web Vitals : plutôt qu'un test en laboratoire à la Lighthouse, Chrome remonte ce que les utilisateurs réels subissent, agrégé par origine. Pour la première fois, cette remontée inclut la charge publicitaire elle-même. Concrètement, un éditeur peut maintenant comparer sa densité publicitaire et son coût CPU publicitaire à ceux de n'importe quel concurrent, puisque CrUX est public. C'est ce qui change tout par rapport aux outils internes des régies : la mesure devient opposable.

Google avance prudemment. Les quatre métriques sont étiquetées expérimentales, ne comptent que les publicités servies par des domaines tiers (les campagnes maison passent sous le radar), et n'ont ni seuil « bon / à améliorer / mauvais » ni place dans les Core Web Vitals. Barry Pollard les décrit comme « un ensemble de mesures qui apportent de la transparence sur l'expérience publicitaire des sites », sans dire un mot d'un usage en ranking. Digiday y voit d'abord un outil pour les acheteurs média, qui pourront évaluer l'encombrement publicitaire d'un site avant d'y placer leurs campagnes.

Le précédent qui invite à ne pas classer l'affaire trop vite : Chrome ne s'est jamais contenté de mesurer. Depuis 2020, la Heavy Ad Intervention décharge d'office les publicités qui dépassent 4 Mo de réseau ou monopolisent le CPU, et les Better Ads Standards ont servi de base au filtrage des formats intrusifs. Une métrique publique d'ad density ressemble beaucoup à la première étape du même cycle : on mesure, on publie, puis on sanctionne. La limite du dispositif aujourd'hui : la couverture est incomplète (beaucoup de sites ne remontent encore rien) et la détection de ce qui compte comme « publicité tierce » n'est pas détaillée dans la documentation.

Chaque propriétaire de site qui diffuse de la publicité, surtout beaucoup de publicité, devrait lancer ce test AUJOURD'HUI.
Glenn Gabe, consultant SEO (G-Squared Interactive), sur X

Mon avis : changement notable, pas encore un basculement. Pour un éditeur français monétisé à la display (presse, forums, sites de contenu), c'est un nouveau tableau de bord public que les concurrents, les annonceurs et peut-être un jour l'algorithme regarderont. Autant le regarder avant eux.

Les éditeurs display ont un nouveau bulletin de notes public

Si votre site vit de la publicité programmatique, vos chiffres d'ad density sont désormais consultables par n'importe qui dans CrUX Vis, exactement comme vos Core Web Vitals. Un média qui empile les formats sur mobile le verra apparaître noir sur blanc, et un annonceur pourra comparer deux supports avant d'arbitrer son budget. À l'inverse, si vous êtes en B2B, en e-commerce sans display ou monétisé uniquement en campagnes maison, ces métriques ne remonteront rien d'utile pour vous.

Le croisement le plus intéressant pour le SEO technique : l'ad weight CPU. Si votre INP se dégrade (la régression continue d'INP est justement le point noir des derniers rapports CrUX), cette métrique permet enfin de dire quelle part vient de vos scripts publicitaires plutôt que de votre propre code, avec des données de terrain à l'appui pour négocier avec la régie.

Ce que vous devez faireConcrètement, pour votre visibilité
  • Ouvre cruxvis.withgoogle.com sur ton origine et sur deux concurrents directs, et note ad density et ad weight CPU pour comparaison mensuelle.
  • Interroge l'API CrUX sur tes gabarits les plus monétisés et rapproche l'ad weight CPU de ton INP : si les deux sont dégradés sur les mêmes pages, la discussion avec la régie a des données.
  • Recense les emplacements publicitaires servis en interne (autopromo, campagnes maison) : ils sont invisibles dans ces métriques, ne compare donc que le comparable.

Sources

Source : Developer.chrome.com

Cet article a été rédigé avec l’assistance d’un modèle de langage (LLM).

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