Depuis le 13 septembre, les outils qui scrapent les résultats Google tournent en mode dégradé. Nozzle annonce une chute d'environ 80 % des données récupérées, Sistrix a réduit sa cadence de collecte et DataForSEO signale les mêmes difficultés. Barry Schwartz a compilé les témoignages le 18 septembre sur Search Engine Roundtable. Google n'a rien annoncé. Et Bing s'y met : des vérifications « prouvez que vous êtes humain » apparaissent avant l'affichage des résultats.
- Nozzle perd environ 80 % de ses données depuis le 13 septembre, Sistrix collecte au ralenti depuis le 16, DataForSEO confirme des blocages. Vos courbes de positions ont des trous.
- C'est la quatrième vague en 20 mois : obligation JavaScript en janvier 2025, fin du num=100 en septembre 2025, redirections goto cet été, et maintenant une détection comportementale renforcée.
- Bing affiche désormais aussi une vérification humaine avant ses résultats, repérée par Sachin Patel le 17 septembre.
Quatrième verrou en 20 mois : le suivi de position devient un produit rare et cher
La mécanique s'est durcie par couches successives. Janvier 2025 : Google impose l'exécution de JavaScript pour afficher une SERP, et la plupart des outils tombent en panne mondiale pendant plusieurs jours. Septembre 2025 : le paramètre num=100 disparaît, il faut dix requêtes pour couvrir 100 résultats au lieu d'une. Été 2026 : les URL des résultats passent par des redirections google.com/goto impossibles à décoder localement, on l'a détaillé ici. D'après Derek Perkins, résoudre les liens d'une SERP complète exige désormais 500 à 1 000 requêtes. La vague du 13 septembre ajoute une détection des comportements non humains que les outils n'arrivent plus à contourner à leur échelle habituelle.
Google modifie en continu la façon dont ses résultats sont livrés depuis environ un an, à un rythme actuellement très élevé.
Glenn Gabe résume : « Google bloque les scrapers de nouvelles façons, encore ». Google, de son côté, n'a confirmé qu'une seule fois sa position, fin août, en parlant de protection contre des « formes d'abus en évolution ». La nuance à garder : les vagues précédentes ont été absorbées en quelques semaines, les outils ont toujours fini par s'adapter. Rien ne garantit que celle-ci soit différente. Mais chaque adaptation coûte plus cher en proxys et en calcul, et ce coût finit dans vos abonnements. Mon avis : notable, et parti pour durer. Quatre vagues en 20 mois, c'est une politique. Les consultants et agences français doivent cesser de traiter la position scrapée comme une donnée fiable au jour près.
Ce que ça change pour vous
Si vous livrez des rapports clients ce mois-ci, vérifiez les dates de collecte avant de commenter une chute. Un trou de données entre le 13 et le 18 septembre n'est pas une perte de positions. Le moment est particulièrement mal choisi : la volatilité des classements est forte depuis début septembre, et les outils qui la mesurent sont précisément ceux qui sont bloqués. Les baromètres de volatilité publiés cette semaine se lisent donc avec prudence.
Si votre équipe fait tourner ses propres scripts de scraping ou consomme une API SERP, attendez-vous à des quotas réduits et à des hausses de prix. Les données Search Console deviennent votre référence de position la plus stable : elles viennent de Google, pas d'un contournement.
- Vérifie la page de statut de ton rank tracker et note les jours de collecte manquants depuis le 13 septembre.
- Annote tes rapports clients sur la période du 13 au 20 septembre pour éviter de commenter des trous de données comme des chutes SEO.
- Croise toute position douteuse avec le rapport Performances de Search Console, filtré par requête exacte, avant d'en tirer une conclusion.
Sources
- Search Engine Roundtable - Google May Be More Successful In Blocking Scrapers & Tracking Tools (18 septembre 2026)
- PPC Land - Google forces rank trackers into 500 to 1,000 requests per query (2026)
- Search Engine Roundtable - Bing Also Asking To Verify You Are Human Before Showing Search Results (17 septembre 2026)
Source : Seroundtable.com
Cet article a été rédigé avec l’assistance d’un modèle de langage (LLM).