Google a servi des SERP tronquées aux rank trackers pendant une semaine

Google a servi des SERP tronquées aux rank trackers pendant une semaine

Morningscore, un outil danois de suivi de position, a publié le 8 octobre un post-mortem complet. Du 24 septembre au 2 octobre, Google a renvoyé des pages de résultats tronquées à une partie de ses fournisseurs de données. Moins de 40 résultats au lieu d'une cinquantaine, des sites du top 10 absents. Pendant près de six jours, l'outil a enregistré ces absences comme de vraies chutes de position. SEOmonitor et Sistrix décrivent le même phénomène sur la même période.

TL;DRL'essentiel pour les pressés
  • Au pic des 30 septembre et 1er octobre, environ 60 % des requêtes mesurées par Morningscore renvoyaient des SERP incomplètes, avec en moyenne 7,9 sites du top 10 manquants.
  • Les chutes enregistrées étaient des artefacts de collecte : 92 % des sites disparus sont revenus, et les recherches manuelles affichaient des résultats complets pendant tout l'incident.
  • Google n'a rien confirmé. C'est le quatrième durcissement contre les scrapers en treize mois, après le num=100 en 2025, les redirections goto et le blocage des fournisseurs mi-septembre.
60 %des requêtes mesurées par Morningscore renvoyaient des résultats tronqués au pic des 30 septembre et 1er octobre (plus de 4 millions de recherches analysées)

Un problème de collecte, pas une update : les trois preuves

Le mécanisme est simple. Un rank tracker charge plusieurs pages de résultats pour reconstituer un top 50. Pendant l'incident, la pagination s'arrêtait à la page 4 ou avant, et les pages contenaient moins de 40 résultats au total. Quand un site n'apparaît pas dans ce que Google renvoie, l'outil l'enregistre comme non positionné. Chez Morningscore, les mots-clés passés du top 20 à « non classé » ont bondi : de 51 par demi-heure avant l'incident à 444 entre le 25 et le 29 septembre.

Trois indices écartent la piste d'un changement de classement réel. D'abord, les recherches manuelles dans Chrome renvoyaient des résultats complets au même moment. Ensuite, deux des cinq fournisseurs de données de Morningscore n'ont jamais vu le problème. Le 2 octobre, l'un renvoyait 72 % de SERP tronquées quand un autre en renvoyait 1 à 3 % sur les mêmes mots-clés. Google cible donc des infrastructures de collecte précises, pas des requêtes. Enfin, 74 % des sites disparus sont revenus dans le top 20 en moins de trois jours.

Le calendrier a aggravé les dégâts : la spam update de septembre, lancée le 24, s'est déployée exactement sur la même fenêtre. SEOmonitor a dû trier mot-clé par mot-clé entre les vraies baisses, persistantes et visibles dans Search Console, et les artefacts. L'épisode prolonge aussi le blocage des scrapers documenté mi-septembre, quand Nozzle perdait 80 % de sa collecte.

Google a causé les résultats tronqués, mais les avoir enregistrés comme de vraies chutes de position, c'est notre responsabilité.
Karsten Madsen, cofondateur et CEO de Morningscore

Mon avis : notable. Google étrangle la collecte de SERP par paliers depuis un an, sans jamais prévenir, et cet épisode ne sera pas le dernier. Morningscore a eu le mérite de tout publier, chiffres et erreurs comprises. La leçon vaut pour tous : chaque outil de position doit valider ce que Google lui renvoie, et chaque consultant doit savoir comment son outil gère ce cas.

Ce que ça change pour vous

Si vos courbes de position ont décroché entre le 24 septembre et le 2 octobre avant de remonter en un ou deux jours, vous avez probablement regardé un artefact. Le risque concret : conclure que la spam update vous a touché, lancer un chantier de nettoyage ou alerter un client sur la foi de données fausses. Les rapports d'agence générés début octobre méritent une relecture.

Si vous suivez vos positions dans Search Console, rien à corriger : l'incident ne concerne que la collecte externe. Et si votre tracker n'a rien signalé sur la période, posez-lui la question. Soit ses fournisseurs étaient épargnés, soit il a enregistré des chutes fictives sans les détecter.

Ce que vous devez faireConcrètement, pour votre visibilité
  • Rouvre l'historique de positions du 24 septembre au 2 octobre. Marque comme artefacts les chutes massives revenues à la normale en un à deux jours, pas comme effets de la spam update.
  • Croise tes mots-clés stratégiques avec le rapport Performances de Search Console (filtre par requête exacte) avant de valider un rapport client couvrant cette période.
  • Demande à ton fournisseur (AccuRanker, SE Ranking, Monitorank, Haloscan...) comment il détecte les SERP incomplètes et ce qu'il fait des résultats douteux. Conserver la position précédente vaut mieux qu'enregistrer une fausse chute.

Sources

Source : Morningscore.io

Cet article a été rédigé avec l’assistance d’un modèle de langage (LLM).

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