Requêtes locales : Google ouvre ses modules comparateurs aux annuaires en Europe

Requêtes locales : Google ouvre ses modules comparateurs aux annuaires en Europe

Google a mis à jour le 18 septembre sa documentation Search Central : les unités agrégateur (aggregator unit) et fournisseur (supplier unit) prennent désormais en charge les requêtes locales dans l'Espace économique européen. Jusqu'ici, ces modules de comparaison réservés à l'EEE couvraient les hôtels, les vols, les trains, les bus longue distance et les produits. Les annuaires et sites d'avis approuvés peuvent maintenant y afficher des fiches d'établissements, et les commerces y apparaître directement. Le changement tombe trois jours avant l'échéance fixée par la Commission européenne.

TL;DRL'essentiel pour les pressés
  • Les unités agrégateur et fournisseur affichent désormais des établissements locaux dans l'EEE : les annuaires approuvés comme service de recherche verticale (VSS) peuvent y pousser leurs fiches via un flux de points d'intérêt.
  • Les commerces n'ont rien à soumettre : Google construit l'unité fournisseur à partir des informations déjà explorables sur leur site, un flux restant possible pour enrichir la fiche.
  • Le changement arrive trois jours avant l'échéance DMA du 21 septembre : la décision du 23 juillet ordonnait à Google de corriger l'auto-préférence sur neuf services, dont Places et Maps.
460 M€l'amende infligée à Google le 23 juillet 2026 pour auto-préférence dans les résultats de recherche (décision DMA.100193), assortie de 60 jours pour se mettre en conformité

Une mise en conformité DMA, pas un cadeau aux annuaires

Le contexte donne la lecture. Le 23 juillet, la Commission européenne a infligé 460 millions d'euros à Google pour auto-préférence dans Search, une première sous l'article 6(5) du DMA. La décision liste neuf services mieux traités que les concurrents, dont Places, Maps, les hôtels et les produits. Elle laisse deux sorties : donner la même visibilité aux services tiers comparables, ou retirer cette visibilité à tout le monde. Date limite : le 21 septembre.

Google a donc passé la semaine à déplier sa réponse. Le 18 septembre, il retirait les fiches produit gratuites dans l'EEE au profit des comparateurs, un retrait détaillé ici. Le même jour, il étendait les deux unités aux requêtes locales. La mécanique est identique à celle des hôtels : un seul module agrégateur par page de résultats, le fournisseur le mieux classé déplié par défaut, les autres repliés derrière un clic. Pour y entrer, un annuaire doit être approuvé comme service de recherche verticale, puis livrer un flux de points d'intérêt : nom, adresse, téléphone, catégorie, images et notes. L'unité fournisseur, elle, montre les établissements eux-mêmes, construite à partir des données que Googlebot explore déjà.

Deux réserves. La Commission n'a validé aucune de ces refontes à ce jour : Google peut cocher la case et rester non conforme. Et les AI Overviews échappent au périmètre de la décision, la Commission discutant encore de la façon d'y appliquer le DMA.

Mon avis : notable pour le SEO local européen. Le pack local reste en place, mais un deuxième bloc structuré arrive sur des requêtes commerciales fortes. Les annuaires français qui ratent la fenêtre d'approbation laisseront la place aux plateformes internationales.

Annuaires, commerces, agences : trois positions très différentes

Si vous exploitez un annuaire, un site d'avis ou un comparateur local, c'est votre dossier de la semaine. PagesJaunes, TheFork, Tripadvisor et leurs équivalents sectoriels ont un formulaire à remplir et un flux à monter. Le fournisseur le mieux classé se retrouve déplié par défaut, la position la plus visible du module.

Si vous gérez des établissements physiques, rien à faire pour exister dans l'unité fournisseur, mais tout à vérifier : Google la construit avec vos données publiques. Un site sans horaires, sans adresse cohérente ou sans balisage LocalBusiness propre partira avec une fiche pauvre. Les profils d'établissement Google restent par ailleurs le socle du pack local, qui ne bouge pas.

Si vous êtes en agence, le sujet est la mesure : ces unités s'affichent uniquement dans l'EEE, les outils de suivi américains ne les voient pas toujours, et un écart de CTR local entre marchés peut venir de là.

Ce que vous devez faireConcrètement, pour votre visibilité
  • Vérifie sur tes requêtes locales à fort volume (ville + métier) si une unité agrégateur apparaît déjà, en navigation depuis une IP française et sans compte connecté.
  • Si tu exploites un annuaire ou un comparateur, dépose le formulaire Google Search Aggregator Features et prépare un flux de points d'intérêt complet : nom, adresse, téléphone, catégorie, images, notes.
  • Pour tes établissements, contrôle le balisage LocalBusiness et la cohérence nom-adresse-téléphone entre le site et le profil d'établissement, c'est la matière première de l'unité fournisseur.

Sources

Source : Developers.google.com

Cet article a été rédigé avec l’assistance d’un modèle de langage (LLM).

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